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	<title>MICICO DREAM - Autochtones World Blog Community</title>
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	<modified>2012-05-20T05:08:39Z</modified>
	<author>
		<name>Michel Leonardo Cisternas Godoy</name>
		<email>webmaster@micico.ch</email>
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	<copyright>Copyright 2012, Michel Leonardo Cisternas Godoy</copyright>
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		<title>Ce que les Anciens Mayas disent à propos de 2012</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<div align="center" style="text-align:center">   <em><span style="color:rgb(204,0,0);font-family:serif;font-size:24pt">Ce que les Anciens Mayas disent &agrave; propos de 2012</span></em><br /><em><span style="font-family:serif;font-size:13.5pt">Par Carlos Barrios</span></em></div>
<div>   <em><span style="font-family:serif;font-size:13.5pt"><br />Carlos Barrios  est un a&icirc;n&eacute; Maya et Ajq&rsquo;ij (pr&ecirc;tre et guide spirituel) du clan de  l&rsquo;Aigle. Carlos a initi&eacute; une recherche sur les diff&eacute;rents calendriers  Mayas qui circulent. Carlos et son fr&egrave;re Gerardo ont &eacute;tudi&eacute; avec de  nombreux enseignants et interview&eacute; pr&egrave;s de 600 a&icirc;n&eacute;s Mayas traditionnels  afin d&rsquo;&eacute;largir leur champ de connaissances.<br />   <br />Carlos a d&eacute;couvert rapidement qu&rsquo;il existait plusieurs  interpr&eacute;tations contradictoires des hi&eacute;roglyphes et  p&eacute;troglyphes Mayas, des Livres Sacr&eacute;s &ldquo;Chilam Balam&raquo; et de divers  textes anciens. Carlos s&rsquo;est exprim&eacute; avec force envers ceux qui peuvent  avoir contribu&eacute; &agrave; la confusion :<br /><br />Carlos Barrios :<br />&ldquo;Les  anthropologues visitent les sites des temples, lisent les inscriptions  et inventent des histoires concernant les Mayas, mais sans savoir lire  les signes correctement, juste avec leur imagination. D&rsquo;autres personnes  &eacute;crivent au sujet des proph&eacute;ties au nom des Mayas, racontant que le  monde va prendre fin en d&eacute;cembre 2012. Les a&icirc;n&eacute;s Mayas sont en col&egrave;re  par rapport &agrave; &ccedil;&agrave; car il n&rsquo;est pas question de fin du monde, mais de la  transformation de celui-ci.<br />   <br />D&eacute;sormais nous ne sommes plus dans le Monde du Quatri&egrave;me Soleil,  mais ne sommes pas non plus encore dans celui du Cinqui&egrave;me Soleil. C&rsquo;est  un moment entre-deux, un temps de transition. Et tandis que nous  traversons cette<br />   transition, une gigantesque convergence mondiale  destructrice de l&rsquo;environnement, de chaos social, de guerres et de  changements terrestres continuels, est en train de se produire.<br /><br />L&rsquo;humanit&eacute;  subsistera, mais d&rsquo;une mani&egrave;re diff&eacute;rente. Les structures mat&eacute;rielles  vont changer et &agrave; partir de l&agrave; nous aurons l&rsquo;occasion d&rsquo;&ecirc;tre plus  humains. Nous vivons dans l&rsquo;&egrave;re la plus importante des calendriers et  des proph&eacute;ties Mayas. Toutes les proph&eacute;ties du monde, toutes les  traditions sont maintenant en train de converger, il n&rsquo;est plus temps de  nous amuser, l&rsquo;id&eacute;al spirituel de cette &eacute;poque, c&rsquo;est l&rsquo;action.</span></em></div>
<div><em><span style="font-family:serif;font-size:13.5pt">Ce sont les  indig&egrave;nes qui poss&egrave;dent les calendriers et savent comment les  interpr&eacute;ter correctement &ndash; pas les autres. La compr&eacute;hension du temps,  des saisons et des cycles des Calendriers Mayas s&rsquo;av&egrave;re vaste et  sophistiqu&eacute;e. Les Mayas poss&egrave;dent la compr&eacute;hension de 17 calendriers  diff&eacute;rents, dont le Tzolk&rsquo;in ou Cholq&rsquo;ij, certains d&rsquo;entre eux  &eacute;tablissant avec pr&eacute;cision une carte du Temps sur une p&eacute;riode de plus de  dix millions d&rsquo;ann&eacute;es.</span></em></div>
<div align="center" style="text-align:center">   <img width="259" height="194" src="https://webmail.micico.ch/get_attachment.php?id=11338-%40-INBOX&amp;part=1.5" alt="cid:4CE9A0C3-7331-41B5-A420-68F11D41CDAA@local" /></div>
<div><em><span style="font-family:serif;font-size:13.5pt">Tout  a &eacute;t&eacute; pr&eacute;dit par les cycles math&eacute;matiques des calendriers Mayas &mdash; Les  choses vont changer &mdash; tout va changer. Les gardiens-des-Jours Mayas  voient la date du 21 D&eacute;cembre 2012 comme une renaissance, le d&eacute;but du  Monde du Cinqui&egrave;me Soleil. Ce sera le d&eacute;but d&rsquo;une nouvelle &egrave;re r&eacute;sultant  de &ndash; et manifest&eacute; par &ndash; le m&eacute;ridien solaire traversant l&rsquo;&eacute;quateur  galactique et la Terre, et s&rsquo;alignant avec le centre de la  galaxie.&rdquo;</span></em></div>
<div><em><span style="font-family:serif;font-size:13.5pt"><br />Au  lever du soleil le 21 D&eacute;cembre 2012, pour la premi&egrave;re fois depuis  26.000 ans le Soleil se l&egrave;vera pour se joindre &agrave; l&rsquo;intersection de la  Voie Lact&eacute;e et du plan &eacute;cliptique. Cette croix cosmique est consid&eacute;r&eacute;e  comme une incarnation de l&rsquo;Arbre Sacr&eacute;, l&rsquo;Arbre de Vie, un arbre dont  toutes les traditions spirituelles du monde se souviennent.<br />   <br />Certains observateurs disent que cet alignement avec le coeur de la  galaxie en 2012 ouvrira un canal afin que l&rsquo;&eacute;nergie cosmique puisse  circuler &agrave; travers la Terre, la purifiant ainsi que tout ce qui  l&rsquo;habite, &eacute;levant toute chose &agrave; un niveau vibratoire sup&eacute;rieur.<br />   <br />Carlos nous rappelle :<br />&ldquo;Ce processus a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute;. Le  changement s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re maintenant et va continuer &agrave; s&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer. Si le  peuple de la Terre peut atteindre cette date de 2012 en  bon &eacute;tat sans avoir trop d&eacute;truit la plan&egrave;te, nous nous &eacute;l&egrave;verons &agrave; un  nouveau niveau plus &eacute;lev&eacute;. Mais pour y parvenir, nous devons transformer  les forces extr&ecirc;mement puissantes qui cherchent &agrave; bloquer le chemin. &rdquo;<br /><br />   La date du solstice d&rsquo;hiver sp&eacute;cifi&eacute;e sur le calendrier de 2012 ne  marque pas la fin du monde. Beaucoup de personnes &lsquo;ext&eacute;rieures&rsquo; qui  &eacute;crivent au sujet du calendrier Maya font du sensationnalisme avec cette  date, mais ils sont ignorants. Ceux qui savent sont les indig&egrave;nes a&icirc;n&eacute;s  charg&eacute;s de garder la tradition.<br />   <br />Carlos nous dit :<br />&ldquo;L&rsquo;&eacute;conomie est d&eacute;sormais une fiction. La  premi&egrave;re phase de transition de cinq ans d&rsquo;ao&ucirc;t 1987 &agrave; ao&ucirc;t 1992 fut le  commencement de la destruction du monde mat&eacute;riel. Dix ans plus tard,  nous sommes &agrave; pr&eacute;sent encore plus profond&eacute;ment dans la phase de  transition et beaucoup des soi-disant sources de stabilit&eacute; financi&egrave;res  s&rsquo;av&egrave;rent en fait illusoires. Les banques  sont faibles. Elles traversent un moment d&eacute;licat. Il est possible  qu&rsquo;elles s&rsquo;effondrent mondialement si nous n&rsquo;y pr&ecirc;tons pas attention. A  pr&eacute;sent, les gens sont en train de prendre conscience. &rdquo;<br /><br />Les  p&ocirc;les Nord et Sud sont tous deux en rupture. Le niveau de l&rsquo;eau dans les  oc&eacute;ans va monter. Mais simultan&eacute;ment les fonds des oc&eacute;ans, en  particulier pr&egrave;s de Cuba, vont &eacute;galement s&rsquo;&eacute;lever. Carlos raconte une  histoire concernant l&rsquo;une des derni&egrave;res c&eacute;r&eacute;monies Maya du Nouvel An au  Guatemala. Il dit que l&rsquo;un des a&icirc;n&eacute;s Mam les plus respect&eacute;s, qui vit  toute l&rsquo;ann&eacute;e dans une grotte de montagne isol&eacute;e, a voyag&eacute; jusqu&rsquo;&agrave;  Chichicastenango pour s&rsquo;adresser aux gens lors de la c&eacute;r&eacute;monie. L&rsquo;a&icirc;n&eacute; a  prononc&eacute; un message simple et direct. Il a appel&eacute; les &ecirc;tres humains &agrave;  se rassembler pour soutenir la Vie et la Lumi&egrave;re.<br />   <br />&ldquo;Actuellement chaque personne et chaque groupe suit son propre  chemin. L&rsquo;a&icirc;n&eacute; venant des  montagnes a dit qu&rsquo;il existe encore de l&rsquo;espoir si les personnes  oeuvrant pour la Lumi&egrave;re parviennent &agrave; se rassembler et &agrave; s&rsquo;unir d&rsquo;une  mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre. Nous vivons dans un monde de polarit&eacute; &mdash; jour et  nuit, homme et femme, positif et n&eacute;gatif. La lumi&egrave;re et l&rsquo;obscurit&eacute; ont  besoin l&rsquo;une de l&rsquo;autre. Elles forment un &eacute;quilibre.&rdquo;<br />   <br />&ldquo;En ce moment m&ecirc;me les &eacute;nergies du c&ocirc;t&eacute; obscur sont tr&egrave;s puissantes  et tr&egrave;s d&eacute;termin&eacute;es quant &agrave; ce qu&rsquo;elles veulent. Elles ont une vision  tr&egrave;s claire concernant leurs priorit&eacute;s et leur hi&eacute;rarchie. Elles  travaillent sous de nombreuses formes afin de nous emp&ecirc;cher de nous  connecter en 2012 avec le Cinqui&egrave;me Monde.&rdquo;<br />   <br />&ldquo;Du c&ocirc;t&eacute; de la Lumi&egrave;re tous pensent qu&rsquo;ils sont les plus importants,  que leurs propres compr&eacute;hensions ou que les compr&eacute;hensions de leur  groupe sont la cl&eacute;. Il existe une diversit&eacute; de cultures et d&rsquo;opinions,  et donc de concurrence, de  diffusion, mais pas de focalisation commune.&rdquo;<br /><br />Carlos croit que  les &eacute;nergies du c&ocirc;t&eacute; obscur travaillent dans le but de bloquer l&rsquo;unit&eacute; &agrave;  travers le d&eacute;ni et le mat&eacute;rialisme, qu&rsquo;elles travaillent &eacute;galement pour  d&eacute;truire ceux qui oeuvrent avec la Lumi&egrave;re pour &eacute;lever la Terre &agrave; un  niveau sup&eacute;rieur. Ces &eacute;nergies obscures aiment l&rsquo;&eacute;nergie du vieux  Quatri&egrave;me Monde d&eacute;clinant, le mat&eacute;rialisme. Elles ne veulent pas que  celui-ci change. Elles ne d&eacute;sirent pas l&rsquo;unit&eacute;. Elles veulent demeurer &agrave;  ce stade et sont effray&eacute;es par le prochain niveau.<br />   <br />Le pouvoir obscur du Quatri&egrave;me Monde en d&eacute;clin ne peut &ecirc;tre d&eacute;truit  ou domin&eacute;. Il est trop puissant et d&eacute;cid&eacute; et vouloir le d&eacute;truire ou le  dominer est une mauvaise strat&eacute;gie. L&rsquo;obscurit&eacute; ne peut &ecirc;tre transform&eacute;e  que lorsqu&rsquo;elle est confront&eacute;e &agrave; la simplicit&eacute; et &agrave; l&rsquo;ouverture du  coeur. C&rsquo;est cela qui conduit &agrave; l&rsquo;unit&eacute; et c&rsquo;est un concept cl&eacute; dans le  Monde du Cinqui&egrave;me Soleil.<br /><br />Carlos a d&eacute;clar&eacute; que l&rsquo;&egrave;re &eacute;mergente  du Cinqui&egrave;me Soleil va attirer l&rsquo;attention sur un &eacute;l&eacute;ment tr&egrave;s  sous-estim&eacute;. Tandis que les quatre &eacute;l&eacute;ments traditionnels Terre, Air,  Feu et Eau ont domin&eacute; diverses &eacute;poques du pass&eacute;, au temps du Cinqui&egrave;me  Soleil il y aura un cinqui&egrave;me &eacute;l&eacute;ment dont il faudra tenir compte &mdash; cet  &eacute;l&eacute;ment est &lsquo;l&rsquo;&Eacute;THER&rsquo;.<br />   <br />Le dictionnaire d&eacute;finit l&rsquo;&eacute;ther comme une &ldquo;substance hypoth&eacute;tique  cens&eacute;e occuper tout l&rsquo;espace, suppos&eacute;e &ecirc;tre responsable de la  propagation du rayonnement &eacute;lectromagn&eacute;tique dans l&rsquo;espace.&rdquo; Peut-&ecirc;tre  pourrait-on le d&eacute;finir comme &ldquo;l&rsquo;espace entre l&rsquo;espace&rdquo;. Je pense que  cela pourrait se manifester par l&rsquo;alignement des particules charg&eacute;es par  notre syst&egrave;me solaire (Soleil) et l&rsquo;expansion de notre galaxie (Voie  Lact&eacute;e). L&rsquo;&eacute;l&eacute;ment &lsquo;&eacute;ther&rsquo; repr&eacute;sente l&rsquo;&eacute;nergie spirituelle.<br />   <br />&ldquo;L&rsquo;&eacute;l&eacute;ment du Cinqui&egrave;me  Soleil est c&eacute;leste. Dans l&rsquo;environnement &eacute;th&eacute;rique, il peut y avoir une  fusion des polarit&eacute;s. Il n&rsquo;y aura plus d&rsquo;obscurit&eacute; ou de lumi&egrave;re en  l&rsquo;homme, mais une unit&eacute; plus &eacute;lev&eacute;e. Mais pour l&rsquo;instant le royaume des  t&eacute;n&egrave;bres n&rsquo;est pas int&eacute;ress&eacute; par cela. Ils sont organis&eacute;s pour la  bloquer. Ils cherchent &agrave; d&eacute;s&eacute;quilibrer la Terre et son environnement  afin que nous ne puissions pas &ecirc;tre pr&ecirc;ts pour l&rsquo;alignement en 2012.&rdquo;<br />   <br />&ldquo;Nous devons travailler ensemble pour la paix et &eacute;quilibrer les  forces contraires. Nous devons prendre soin de la Terre qui nous nourrit  et nous abrite. Il nous faut nous engager profond&eacute;ment, coeur et  esprit, dans l&rsquo;accomplissement de l&rsquo;unit&eacute; et je parle d&rsquo;unit&eacute;  maintenant, afin de pouvoir faire face &agrave; l&rsquo;opposition et pr&eacute;server la  vie. &rdquo;</span></em></div>
<div align="center" style="text-align:center;margin-bottom:12pt"><img width="260" height="194" src="https://webmail.micico.ch/get_attachment.php?id=11338-%40-INBOX&amp;part=1.6" alt="cid:B63BC57F-5BFD-4A52-885A-952CF92BFBCC@local" /></div>
<div style="margin-bottom:12pt">   <em><span style="font-family:serif;font-size:13.5pt">&ldquo;Nous sommes  instables &mdash; nous ne pouvons d&eacute;sormais plus nous amuser. Notre plan&egrave;te va  soit &ecirc;tre renouvel&eacute;e soit ravag&eacute;e. Il est maintenant temps de nous  r&eacute;veiller et de poser des actes. Chacun d&rsquo;entre nous est indispensable.  Il y a une raison d&rsquo;&ecirc;tre pour chacun de nous ici actuellement. C&rsquo;est un  moment difficile, mais tr&egrave;s particulier. Nous avons l&rsquo;opportunit&eacute; de  grandir, mais il nous faut &ecirc;tre pr&ecirc;ts pour ce moment historique.&rdquo;<br />   <br />Carlos dit :<br />&ldquo;Les changements qui ont &eacute;t&eacute; proph&eacute;tis&eacute;s vont se  produire, mais ce sont nos attitudes et nos actions qui vont d&eacute;terminer  combien elles seront difficiles ou ais&eacute;es. Nous devons agir, r&eacute;aliser  des changements et &eacute;lire des gens pour nous repr&eacute;senter qui comprennent  et qui prendront des mesures politiques pour respecter la Terre.&rdquo;<br /><br />&ldquo;La  m&eacute;ditation et les pratiques spirituelles sont b&eacute;n&eacute;fiques, mais l&rsquo;action  &eacute;galement. Il est tr&egrave;s important d&rsquo;&ecirc;tre clair par rapport &agrave; qui vous  &ecirc;tes et &agrave; votre relation &agrave; la Terre. D&eacute;veloppez-vous en fonction de  votre propre tradition et de l&rsquo;appel de votre coeur. Mais souvenez-vous  de respecter les diff&eacute;rences et d&rsquo;oeuvrer pour l&rsquo;unit&eacute;. Mangez  intelligemment &mdash; une grande partie de la nourriture est corrompue de  fa&ccedil;on soit subtile ou grossi&egrave;re. Pr&ecirc;tez attention &agrave; ce que vous mettez  dans votre corps. Apprenez &agrave; conserver les aliments et &agrave; &eacute;conomiser  l&rsquo;&eacute;nergie. Apprenez quelques bonnes techniques de respiration pour  ma&icirc;triser votre souffle. Soyez clairs. Suivez une tradition qui poss&egrave;de  de profondes racines. Peu importe la tradition, votre coeur vous le  dira, mais elle  doit avoir de profondes racines.&rdquo;<br /><br />&ldquo;Nous vivons dans un monde  fait d&rsquo;&eacute;nergie. Une t&acirc;che importante en ce moment est d&rsquo;apprendre &agrave;  ressentir ou &agrave; voir l&rsquo;&eacute;nergie de tous et de tout &mdash; celle des gens, des  plantes, des animaux. Cela devient de plus en plus important alors que  nous nous rapprochons du Monde du Cinqui&egrave;me Soleil, car cette &eacute;nergie  est associ&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment de l&rsquo;&eacute;ther&ndash; le plan o&ugrave; vit et se tisse  l&rsquo;&eacute;nergie. Allez sur les lieux sacr&eacute;s de la Terre pour prier pour la  paix, ayez du respect pour Elle qui nous fournit notre nourriture, nos  v&ecirc;tements et nos abris. Nous avons besoin de r&eacute;activer l&rsquo;&eacute;nergie de ces  lieux sacr&eacute;s. C&rsquo;est notre travail. &rdquo;<br />   <br />&ldquo;Une technique de pri&egrave;re simple, mais efficace est d&rsquo;allumer des  bougies blanches ou de couleur bleu ciel. Octroyez-vous un moment de  tranquillit&eacute;.<br />Exprimez votre intention &agrave; la flamme et envoyez sa lumi&egrave;re vers les dirigeants qui ont le  pouvoir de faire la guerre ou la paix&rdquo;.<br />Carlos nous rappelle que  cette p&eacute;riode est d&rsquo;une importance cruciale pour l&rsquo;humanit&eacute; et la Terre.  Chaque personne est importante.<br /><br />Il explique que les anciens ont  ouvert les portes pour que d&rsquo;autres peuples puissent se rendre en pays  Maya et y recevoir la tradition. &ldquo;Les Mayas ont longtemps appr&eacute;ci&eacute; et  respect&eacute; le fait qu&rsquo;il y ait d&rsquo;autres couleurs, d&rsquo;autres peuples et  d&rsquo;autres syst&egrave;mes spirituels. Ils savent que le destin du monde Maya est  li&eacute; &agrave; la destin&eacute;e du monde entier.&rdquo;<br />   <br />&ldquo;La plus grande sagesse se trouve dans la simplicit&eacute;. Amour,  respect, tol&eacute;rance, partage, gratitude, pardon. Ce n&rsquo;est ni complexe ni  &eacute;labor&eacute;. La v&eacute;ritable connaissance est gratuite. Elle est encod&eacute;e dans  votre ADN. Tout ce dont vous avez besoin se trouve en vous. Les grands  ma&icirc;tres l&rsquo;ont dit depuis le d&eacute;but. Trouvez votre coeur et vous trouverez  votre chemin. &rdquo;<br />   <br />Source : <a href="http://lettertorobin1.site.aplus.net/id435.html" rel="nofollow" target="_blank">http://lettertorobin1.site.aplus.net/id435.html</a><br />Traduction fran&ccedil;aise : P.Linda Steketee</span></em></div>]]></content>
		<id>http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry120507-135133</id>
		<issued>2012-05-07T00:00:00Z</issued>
		<modified>2012-05-07T00:00:00Z</modified>
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		<title>El modelo mental de los pueblos indígenas</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[Mundo: El modelo mental de los pueblos indígenas<br /><br />agustín guzmán<br />Fri, 12 Sep 2008 16:32:54 -0700<br /><br /> <br /><a href="http://www.servindi.org/archivo/2008/4653" target="_blank" >http://www.servindi.org/archivo/2008/4653</a><br />Mundo: El modelo mental de los pueblos indígenas<br />clasificado en: <br /><br />Actualidad. <br /><br />Por Víctor M. Gavilán<br />El modelo de pensamiento en espiral es el modelo de pensamiento de los pueblos <br />indígenas, es la alternativa al modelo de pensamiento lineal diseñado por el <br />racionalismo europeo, y la filosofía positivista, causante del modelo mental <br />existente en el mundo occidental por los últimos 400 años.<br />El modelo de pensamiento lineal es altamente determinista, como también <br />reduccionista toda vez que descompone el total en pequeñas partes, reduciendo <br />las interacciones entre ellas. Considera el todo compuesto de partes <br />independientes.<br />El modelo de pensamiento lineal es hoy contradictorio, ya que los nuevos <br />conocimientos del mundo contemporáneo nos revelan que nuestro universo esta <br />constituido básicamente por sistemas no lineales en sus niveles físicos, <br />biológicos, psicológicos y sociales.<br />Nuestro universo esta formado por partes conectadas a través de una profunda <br />interacción y cuya identidad es la armonía y el equilibrio.<br />El modelo de pensamiento lineal se basa en los principios matemáticos <br />elaborados originariamente por los filósofos griegos y más tarde por Rene <br />Descartes, quien llegó a postular que nuestro pensamiento debiera llegar a la <br />racionalidad de las matemáticas, no entendiendo que las leyes matemáticas no <br />pueden ser aplicadas a los sistemas y estructuras de naturaleza construidas por <br />partes relacionadas íntimamente unas con otras.<br />Las matemáticas son un conocimiento abstracto, pues permite mentalmente hacer <br />abstracción del todo y reducirlo a sus partes y considerarlas independientes <br />del resto para estudiarlas prescindiendo de las restantes particularidades que <br />tiene la naturaleza de las cosas.<br />El modelo de pensamiento lineal no nos permite conocer a cabalidad los procesos <br />del comportamiento humano, sus actitudes y sentimientos, como también su <br />creación cultural.<br />Por eso entonces la necesidad del pensamiento no lineal, o pensamiento en <br />espiral, el cual nos permite conocer la naturaleza de las cosas sin <br />abstracciones, con todas sus partes conectadas unas con otras. El modelo de <br />pensamiento en espiral debiera ser el modelo de pensamiento aplicado a las <br />ciencias sociales, y a las relaciones humanas que son mucho más complejas que <br />las abstracciones matemáticas.<br />El pensamiento lineal aplicado a la historia y al desarrollo de nuestros <br />pueblos indígenas no hace más que simplificar su realidad, rompiendo la <br />coherencia y la lógica de sus 500 años de resistencia cultural.<br />La metodología del espiral capta las relaciones estructurales y sistémicas, <br />ingresando de lleno a las metodologías cuantitativas. El modelo en espiral <br />ayuda a resolver los problemas generados entre la teoría y la práctica y <br />también los problemas entre la acción y la reflección.<br />El modelo en espiral permite generar y compartir conocimientos y experiencias <br />colectivamente, y en cada contexto tanto los individuos como el colectivo se <br />desarrollan simultáneamente. En un modelo en espiral el conocimiento y los <br />procesos históricos, pueden comenzar en cualquier punto de la espiral y nunca <br />tendrán un fin.<br />El modelo de pensamiento y acción en espiral es incluyente y permite conectar <br />el presente con el pasado, y en el caso de los pueblos indígenas permite <br />comprender la factibilidad de construir futuro volviendo al pasado; vale decir <br />a las raíces de su desarrollo como pueblo.<br />En otro orden de cosas el modelo de pensamiento y acción en espiral permiten un <br />mejor entendimiento de problemas propios de la administración y control de los <br />recursos, como asimismo de los riesgos. También es posible aplicar el modelo de <br />planificación en espiral en la alta tecnología.<br />El modelo de acción en espiral centra su preocupación en la comunicación y el <br />diálogo, y en los procesos de planificación adopta una metodología colectiva, <br />como también en la organización de recursos, análisis de riesgos y posibles <br />alternativas.<br />El modelo busca la creación colectiva de estrategias de evaluación, y <br />finalmente, el modelo genera desde el colectivo la construcción de hipótesis y <br />teorías.<br />La cultura dominante ha entrado en una profunda crisis de identidad, y también <br />el modelo de pensamiento lineal iniciado por los filósofos griegos y más tarde <br />desarrollado por los europeos. Ellos han negado permanentemente la existencia <br />de una filosofía indígena, relegándola a la categoría de cosmovisión, folklore, <br />o pensamiento mítico.<br />El mundo contemporáneo ha descubierto nuevas formas de conceptualización y de <br />representaciones simbólicas, que hacen posible hablar con propiedad de una <br />filosofía de los pueblos indígenas, que incluye sus prácticas habituales, sus <br />normas, valores, creencias, estructuras epistemológicas, tiempo y espacio.<br />El modelo mental del hombre occidental se ha centrado en la palabra, mientras <br />que el ser indígena piensa en símbolos, actos concretos y ritos. Podemos <br />entonces afirmar que la filosofía de los pueblos indígenas tiene su origen en <br />la experiencia vivencial de todo el pueblo, en sus categorías de tiempo y <br />espacio, que también tienen connotaciones distintas al pensamiento europeo.<br />La experiencia vivencial del hombre indígena más que racionalista, tiene que <br />ver con sus sentimientos y emociones ligado estrechamente a la madre <br />naturaleza, la ñuke mapu o la pacha mama.<br />Hemos dicho que el mundo indígena se concibe en espiral, y en ese sentido <br />tampoco se concibe la unidireccionalidad de los procesos cósmicos, de la <br />historia o de los procesos sociales.<br />En el modelo mental indígena el tiempo es también cíclico, responde a la <br />espiral, y es comienzo y fin al mismo tiempo. La vida y la muerte también son <br />realidades complementarias y no antagónicas.<br />El espacio es una red interconectada de relaciones cósmicas, naturales y <br />humanas. En el modelo mental indígena el hombre vive en el tiempo y en el <br />espacio. El hombre no está solo en la tierra. El tiempo es sólo una <br />relacionalidad cósmica y siempre presente en el espacio. El futuro no es algo <br />que está por venir ni el pasado algo que se fue. Los mapuche dicen que el <br />tiempo viene.<br />De manera entonces que el tiempo en el mundo indígena no es unidireccional de <br />pasado a futuro, sino que bidireccional. El futuro puede estar atrás y el <br />pasado adelante o viceversa.<br />El hombre indígena vive el presente en una realidad de continuo movimiento <br />cíclico de la naturaleza y de su cultura. El We tripantu de la nación mapuche, <br />es un renacimiento natural, el término del año es el inicio de una nueva vida y <br />no la suma de años acumulados.<br />El Universo indígena es una red viva por la que circula en todo momento la <br />energía, y la información bajo un orden autorregulado por la propia naturaleza <br />de las cosas.<br />En el pensamiento indígena todo esta interconectado, nada está separado del <br />todo. El mundo indígena se rige por cuatro principios fundamentales: principio <br />de la dualidad, principio de la oposición complementaria, principio <br />cosmológico, y el principio de la vida comunitaria.<br />Principio de la dualidad.<br />En la sociedad mapuche los fundadores cósmicos establecieron la dualidad de las <br />cosas. Los contrarios no son antagónicos sino que complementarios. He aquí los <br />cuatro primeros seres que dieron origen al hombre mapuche.<br />Ellos eran masculino y femenino. Además eran jóvenes y viejos: Ngen Fucha y <br />Ngen Kushe, espíritu masculino anciano y espíritu femenino anciana: Ngen Weche <br />y Ngen Ullcha, espíritu joven masculino y espíritu joven femenino.<br />El territorio se organizaba en función de esta misma dualidad: Picunche, gente <br />del norte y Williche, gente del sur, Puelche gente del este y Lafkenche gente <br />del oeste o del mar. También estaba la connotación espacial de arriba y abajo: <br />Wenumapu, Minche mapu. Podemos entender entonces que en la naturaleza todo esta <br />apareado, hombre- mujer: wentru-domo. Para los pueblos indígenas la dualidad de <br />las cosas constituye la base fundamental de la unidad en la diversidad natural <br />y humana.<br />La unidad se produce porque los aparentes contrarios en el modelo mental <br />indígena, son parte de la complementariedad.<br />Principio de la oposición complementaria.<br />La lógica de los opuestos duales en el modelo mental indígena solo puede ser <br />entendida bajo el principio de la oposición complementaria.<br />El hombre indígena ve en la naturaleza esa complementariedad de los opuestos: <br />día y noche, siembra y cosecha, montañas y valles, espacios micro y macro, <br />individuo y colectivo, vida y muerte.<br />Principio Cosmológico.<br />La Ñuke Mapu es el espacio, el tiempo, la cultura y la historia de la nación <br />mapuche. El principio cosmológico se organiza en la Ñuke Mapu en su dimensión <br />espacial, temporal, cultural e histórica. El Wenumapu es la parte espacial de <br />arriba, estrechamente ligada al Minche Mapu, la parte de más abajo e interna de <br />la tierra.<br />Todo esta interconectado en el modelo mental indígena, nada esta separado. El <br />hombre indígena en los comienzos de su existencia miraba el espacio celeste por <br />las noches, y logró bajar las estrellas, las constelaciones y la vía Láctea <br />(wenuleufu) para organizar la sociedad indígena a imagen y semejanza de ese <br />cosmos que le vio nacer.<br />Principio de la vida comunitaria.<br />La formación social, económica y cultural de los pueblos indígenas tiene su <br />base en el desarrollo de la vida comunitaria. El conocimiento ancestral, la <br />vida espiritual, las prácticas, la cosmología y los valores culturales, son <br />todos elementos propios del principio de la vida comunitaria.<br />La Nación Mapuche daba solución a sus problemas y satisfacción a sus <br />necesidades a través del principio comunitario. He aquí sólo las prácticas más <br />comunes: El Nguillatun, el kollagtun, el machitun, el palin, el trawun, y el <br />mingaco. Lo mismo sucedía con las naciones indígenas del centro y norte del <br />cosmos americano.<br />En el modelo mental de los pueblos indígenas, el pensamiento privilegia la <br />experiencia personal y colectiva. Los indígenas viven de las experiencias <br />reales más que de lo abstracto. Se reflexiona sobre la experiencia, llegando a <br />ser ésta la base fundamental de todo nuevo conocimiento.<br />Este artículo es la síntesis de un trabajo mayor que aún estoy preparando. Se <br />trata de profundizar en el conocimiento ancestral de nuestros pueblos <br />originarios y descubrir el paradigma alternativo, que permita rescatar la <br />verdadera identidad indoamericana de nuestros pueblos del cosmos sur americano.<br />]]></content>
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		<issued>2011-09-07T00:00:00Z</issued>
		<modified>2011-09-07T00:00:00Z</modified>
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		<title>Bachelet no recibió a las Abuelas del Tatio El Ciudadano TV/Chile</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ks3ZqZ4Kak0" target="_blank" >http://www.youtube.com/watch?v=Ks3ZqZ4Kak0</a> ]]></content>
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		<title>MOVILIZACIÓN LICKANANTAY EN DEFENSA DE LOS GÉISERS DEL TATIO</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<a href="http://www.dailymotion.com/video/xaqzb6_movilizacion-lickanantay-en-defensa_shortfilms" target="_blank" >http://www.dailymotion.com/video/xaqzb6_movilizacion-lickanantay-en-defensa_shortfilms</a> ]]></content>
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		<title>Indígenas rechazan hidroeléctricas ante la ONU</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<table width="100%" cellspacing="0" cellpadding="0" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td>
            <table cellspacing="2" cellpadding="2" border="0" class="TablaSimple">
                <tbody>
                    <tr valign="top">
                        <td style="padding-right: 3px;" class="TituloNoticias">Ind&iacute;genas rechazan hidroel&eacute;ctricas ante la ONU</td>
                    </tr>
                </tbody>
            </table>
            <table width="100%" cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" class="NoticiaDescripcion">
                <tbody>
                    <tr>
                        <td height="12"><a href="http://www.estrelladepanama.com/web/main/ver.php?idnews=22290528">La Estrella on line (Panama)</a><br /></td>
                    </tr>
                    <tr>
                        <td style="padding-left: 20px;">  &nbsp;<br /></td>
                    </tr>
                </tbody>
            </table>
            </td>
            <td align="right">
            <table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0">
                <tbody>
                    <tr>
                        <td align="right">
                        <table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0">
                            <tbody>
                                <tr>
                                    <td><img width="30" height="25" border="0" alt="" id="IncFont" src="http://www.estrelladepanama.com/web/images/increase_font.png" onclick="IncreaseFont('NewsContent')" style="cursor: pointer;" /></td>
                                    <td style="padding-left: 5px;"><img width="30" height="25" border="0" alt="" id="SendMail" src="http://www.estrelladepanama.com/web/images/send_email.png" onclick="ExpandirObjetoAmigo()" style="cursor: pointer;" /></td>
                                    <td style="padding-left: 5px;"><img width="30" height="25" border="0" alt="" id="PrintC" src="http://www.estrelladepanama.com/web/images/print_content.png" onclick="PrintContent(22290528)" style="cursor: pointer;" /></td>
                                </tr>
                            </tbody>
                        </table>
                        </td>
                    </tr>
                    <tr>
                        <td align="right">
                        <table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" class="NoticiaDescripcion">
                            <tbody>
                                <tr>
                                    <td height="5">&nbsp;</td>
                                </tr>
                                <tr>
                                    <td align="right">(IMP)</td>
                                </tr>
                            </tbody>
                        </table>
                        </td>
                    </tr>
                </tbody>
            </table>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<br />
<div style="text-align: center;"><img width="250" height="188" alt="" src="/pppblog2/data/Image/images/PICT0167.JPG" /></div>
<br />
<div align="justify" class="NoticiaDescripcion" id="NewsContent">Irlanda Sotillo<br />isotillo@estrelladepanama.com<br /><br />El rechazo a los proyectos hidroel&eacute;ctricos en Panam&aacute; y la violaci&oacute;n a los derechos de los pueblos Ng&ouml;be Bugl&eacute; y Naso, fueron planteados ayer ante la sede la Organizaci&oacute;n de las Naciones Unidas (ONU) en Nueva York. M&aacute;s de 600 organizaciones ind&iacute;genas de Latinoam&eacute;rica denunciaron las aparentes consecuencias negativas que conllevan la construcci&oacute;n de la hidroel&eacute;ctrica en Changuinola y en Naso.<br />Los reclamos de estos grupos se dieron durante el Foro Permanente de los Pueblos Ind&iacute;genas de la ONU.<br />A este encuentro asisten desde el lunes pasado, m&aacute;s de 3,500 grupos de todo el mundo para tratar el tema del cambio clim&aacute;tico. La reuni&oacute;n se extender&aacute; hasta el 2 de mayo.<br />Los ind&iacute;genas manifiestan que la construcci&oacute;n de las hidroel&eacute;ctricas traer&aacute;n destrucci&oacute;n ambiental y lesiones a los derechos de sus pueblos.<br />El tema espec&iacute;fico de la destrucci&oacute;n ambiental por las hidroel&eacute;ctricas y los derechos humanos de los pueblos ind&iacute;genas en Panam&aacute;, ser&aacute; tratado nuevamente el jueves 24 de abril en el Foro Permanente de Pueblos Ind&iacute;genas de las Naciones Unidas.<br />En la jornada tambi&eacute;n se plante&oacute; el rechazo a las hidroel&eacute;ctricas de Belo Monte y Paranatinga en Brasil.</div>]]></content>
		<id>http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry080425-001605</id>
		<issued>2008-04-24T00:00:00Z</issued>
		<modified>2008-04-24T00:00:00Z</modified>
	</entry>
	<entry>
		<title>Seventh Session of the United Nations Permanent Forum on Indigenous Issues</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry080421-233938" />
		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<a href="http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/en/session_seventh.html"><span style="font-weight: bold;">Ouverture de la 7eme session de l'instance permanente sur les questions autochtones. </span></a><br /><br />Th&egrave;me sp&eacute;cial : &laquo; Changements climatiques, diversit&eacute; bioculturelle et moyens d&rsquo;existence : le r&ocirc;le de gardien des peuples autochtones et les nouveaux d&eacute;fis &agrave; relever &raquo;.<br /><br />
<div style="text-align: center;"><img width="350" height="263" src="/pppblog2/data/Image/images/PICT0055.JPG" alt="" /><br /></div>
<br /><br />Discours du president Evo Morales a l'ouverture de la session... (video en traitement).<br /><br /><br /><br />
<div style="text-align: center;"><img width="350" height="263" alt="" src="/pppblog2/data/Image/images/PICT0017.JPG" /><br /></div>]]></content>
		<id>http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry080421-233938</id>
		<issued>2008-04-21T00:00:00Z</issued>
		<modified>2008-04-21T00:00:00Z</modified>
	</entry>
	<entry>
		<title>La communauté tibétaine de Genève appelle à manifester samedi, à 13h30, devant le Palais des Nations</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry080320-184741" />
		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<h2>Les Tib&eacute;tains de Gen&egrave;ve inquiets pour les leurs</h2>
<div id="song_img"> 															<img width="418" height="279" alt="Les Tibétains de Genève inquiets pour les leurs" src="http://info.rsr.ch/xobix_media/images/rsr/2008/instant20080319-000000-418x279-055.jpg" /> 														 															Le drapeau tib&eacute;tain lors d'une manifestation anti-r&eacute;pression chinoise[Reuters]&nbsp; 																				</div>
<div id="content_audio">
<div id="song_info_txt"><a href="javascript:Send2Friend('broadcastId=563427&amp;bcItemId=8877374');">Envoyer le son &agrave; un ami <img alt="Envoyer à un ami" src="http://info.rsr.ch/images/relaunch_2007/t_as_entendu/mail-fond-bordeaux.gif" /></a> 											</div>
<div id="song_info_txt"><a href="http://podcast.rsr.ch/media/instantane_rsr/2008/instantanes_rsr20080319-000000-128k-057.mp3?start=18:37:48.000&amp;end=18:38:06.000">T&eacute;l&eacute;charger le son (format mp3)</a></div>
<div id="song_player"> 														<span id="mp3player" style="visibility: visible;"><object width="210" height="20" type="application/x-shockwave-flash" data="../../flash/player/mp3player.swf">
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															UFO.create(	FO, "mp3player");
														</script>
</div>
</div>
<div id="content_text"> 							<br />
<p>La communaut&eacute; tib&eacute;taine de Gen&egrave;ve appelle &agrave; manifester samedi, &agrave; 13h30, devant le Palais des Nations pour protester contre la r&eacute;pression chinoise.Pour Deki Youdon, une des repr&eacute;sentante de la communaut&eacute; tib&eacute;taine de Suisse Romande, la Chine tente de couper le Tibet du reste du monde.<br /> </p>
<p>source: <br /></p>
<p>http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=5001&amp;broadcastId=563427&amp;bcItemId=8877374<br /> </p>
</div>]]></content>
		<id>http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry080320-184741</id>
		<issued>2008-03-20T00:00:00Z</issued>
		<modified>2008-03-20T00:00:00Z</modified>
	</entry>
	<entry>
		<title>CONFERENCE SAGE HOPI ERIC POLINGYOUMA
</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry080320-002541" />
		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<img alt="" src="/pppblog2/data/images/SAGEHOPI.png" /><img src="http://www.micico.ch/pppblog2/data/Image/images/SAGEHOPI.PNG" alt="" /><img alt="" src="http://www.micico.ch/pppblog2/data/Image/images/SAGEHOPI.png" /><img width="212" height="279" src="/pppblog2/data/Image/images/sagehopi.jpg" alt="" /><br /><br />SAGE HOPI<br /><br />ERIC POLINGYOUMA<br /><br />Dernier du CLAN des BLUE BIRD<br />Gardien de l&rsquo;histoire des origines des HOPI,<br />&nbsp;nous propose une rencontre d&rsquo;exception<br /><br /><br />La nation Hopi, est un peuple tr&egrave;s herm&eacute;tique, d&eacute;tenteur de nombreuses proph&eacute;ties et gardien de la Terre, depuis la nuit des temps,&nbsp; tout comme les Mayas ou les Kogi . &Eacute;ric Polingyouma, du Clan de Blue Birds, le dernier de sa lign&eacute;e, est pr&ecirc;t &agrave; partager avec nous sur les th&egrave;mes suivants:<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />L&rsquo;histoire de la Nation HOPI, depuis son origine aux confins du peuple MAYA<br />L&rsquo;identit&eacute; Hopi&nbsp;: la vision proph&eacute;tique<br />La culture Hopi, les rituels sacr&eacute;s, les r&egrave;gles et&nbsp;comportements&nbsp;qui ont permis &agrave; l'identit&eacute; collective&nbsp;de traverser les si&egrave;cles. <br />Il ira aussi loin dans la transmission de sa sagesse que nous serons pr&ecirc;ts &agrave; accueillir ce qu&rsquo;il peut nous offrir.<br />A nous de savoir &eacute;couter et entendre avec le c&oelig;ur&nbsp;!<br /><br />BIENVENUE &Agrave; TOUTES ET TOUS<br />Vendredi 21 Mars 2008 de 19H30 &agrave; 22H00&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />Salle de l&rsquo;Etraz, Rue du March&eacute; 10 &ndash; 1820 Montreux<br />A 3 min. du parking de la gare ou Place de la Paix<br /><br />Personne de contact&nbsp;: Mottet Myriam, Montreux T&eacute;l. 021 963 49 30<br />e-mail&nbsp;: mottet&part;solan.ch&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Participation&nbsp;: Fr. 20.-<br />Vous pourrez en fin de conf&eacute;rence contribuer au d&eacute;veloppement de la nation HOPI.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Vos dons seront faits &agrave; l&rsquo;ordre de l&rsquo;association <br />&laquo;&nbsp;RETROUVER LES PEUPLES NATIFS&nbsp;&raquo;
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<title></title>
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		<issued>2008-03-19T00:00:00Z</issued>
		<modified>2008-03-19T00:00:00Z</modified>
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		<title>Denuncia al Estado chileno por grave violación a los Derechos Humanos Mapuche</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry080312-142515" />
		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[<h3>11 March, 2008</h3>
<p class="news-intro">El alcalde de Tir&uacute;a y representante de la Identidad Territorial Lafkenche, Adolfo Millabur, junto al codirector del Observatorio de Derechos de los Pueblos Ind&iacute;genas, Jos&eacute; Aylwin, dio a conocer ante la Comisi&oacute;n Interamericana de Derechos Humanos (CIDH) la grave situaci&oacute;n que afecta al pueblo mapuche y a quienes apoyan la defensa de sus derechos.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Fuente</span>: Comunicaciones Identidad Lafkenche </p>
<p><a target="_blank" href="http://www.identidadlafkenche.cl/">www.identidadlafkenche.cl</a>  </p>
<p> </p>
<p>Dirigente lafkenche y alcalde de Tir&uacute;a Adolfo Millabur, desde Washington: </p>
<p> </p>
<p>&ldquo;En Chile existe una persecuci&oacute;n pol&iacute;tica a los luchadores sociales&rdquo; </p>
<p> </p>
<p>Ante Comisi&oacute;n Interamericana de Derechos Humanos dio a conocer la grave situaci&oacute;n que afecta al pueblo mapuche. </p>
<p> </p>
<p>El alcalde de Tir&uacute;a y representante de la Identidad Territorial Lafkenche, Adolfo Millabur, junto al codirector del Observatorio de Derechos de los Pueblos Ind&iacute;genas, Jos&eacute; Aylwin, dio a conocer ante la Comisi&oacute;n Interamericana de Derechos Humanos (CIDH) la grave situaci&oacute;n que afecta al pueblo mapuche y a quienes apoyan la defensa de sus derechos. </p>
<p> </p>
<p>En el marco del 131&ordm; per&iacute;odo de sesiones que se realiza del 3 al 14 de marzo de 2008 en Washington, se dio cuenta de la intensificaci&oacute;n de hechos de violencia policial que afectan al pueblo mapuche. </p>
<p> </p>
<p>Durante su intervenci&oacute;n, Adolfo Millabur se&ntilde;al&oacute; que &ldquo;en Chile existe -seg&uacute;n nuestra percepci&oacute;n como dirigentes- una persecuci&oacute;n pol&iacute;tica a los luchadores sociales&rdquo;. </p>
<p>Asimismo, se refiri&oacute; a la denominada Operaci&oacute;n Paciencia, operaci&oacute;n de inteligencia, que fue reconocida a&ntilde;os atr&aacute;s en los medios de comunicaci&oacute;n por el entonces representante de gobierno, Correa Sutil. Dicha operaci&oacute;n implic&oacute; el amedrentamiento y hostigamiento a comunidades, dirigentes encarcelados, presos pol&iacute;ticos a quienes no se les ha aplicado un debido proceso, violencia policial, aplicaci&oacute;n de tribunales militares, e impunidad a funcionarios de la polic&iacute;a. </p>
<p> </p>
<p>El dirigente lafkenche denunci&oacute; la situaci&oacute;n que existe en Chile de no respeto de los derechos humanos de los l&iacute;deres ind&iacute;genas, lo cual obedece -seg&uacute;n Millabur- al modelo econ&oacute;mico y de justicia que impera en Chile, que sit&uacute;a a los l&iacute;deres ind&iacute;genas como ciudadanos de segunda categor&iacute;a e impone megaproyectos y propicia la expansi&oacute;n forestal, en desmedro de la calidad de vida de las comunidades. </p>
<p> </p>
<p>Por eso, Millabur hizo un llamado a los representantes internacionales a visitar Chile para resguardar los derechos de los pueblos originarios. </p>
<p> </p>
<p>Por su parte, Juan An&iacute;bal Barr&iacute;a, en representaci&oacute;n del gobierno de Chile se&ntilde;al&oacute; que &quot;en Chile no hay una pol&iacute;tica especial de violencia contra las comunidades mapuches&quot; y afirm&oacute; &ldquo;no hay un trato discriminatorio a los mapuches&rdquo;. Estas frases han sido catalogadas de &ldquo;vergonzosas&rdquo; desde diversas organizaciones y medios de comunicaci&oacute;n mapuche. </p>
<p> </p>
<p>La audiencia fue difundida en vivo a trav&eacute;s del sistema de Webcast de la OEA <a target="_blank" href="http://www.oas.org/">www.oas.org</a> y puede verse en diferido en el portal de la Comisi&oacute;n Interamericana <a target="_blank" href="http://www.cidh.org/">www.cidh.org</a>, donde estar&aacute; tambi&eacute;n disponible el audio de la audiencia.</p>
Fuente:&nbsp; http://www.mapuexpress.net/?act=news&amp;id=2683]]></content>
		<id>http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry080312-142515</id>
		<issued>2008-03-12T00:00:00Z</issued>
		<modified>2008-03-12T00:00:00Z</modified>
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		<title>Argentine : soja de Monsanto et faim des peuples indigènes (Toba, Cuarani, Mapuche,...)</title>
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		<content type="text/html" mode="escaped"><![CDATA[L&rsquo;Argentine est le troisi&egrave;me producteur mondial de soja transg&eacute;nique apr&egrave;s le Br&eacute;sil et les &Eacute;tats-Unis. Cette ann&eacute;e, les r&eacute;coltes de soja ont battu de nouveaux records. Au m&ecirc;me moment, on recensait au moins 14 d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;autochtones dans le nord du pays dus &agrave; la d&eacute;nutrition. Actuellement en Argentine, 27% de la population vit en dessous du seuil de pauvret&eacute;. Dans les provinces du nord de l&rsquo;Argentine ce chiffre atteint m&ecirc;me 40%. Et pourtant, ce sont ces provinces qui ont connu au cours des 10 derni&egrave;res ann&eacute;es la plus grande progression de la monoculture du soja.
<p align="justify" class="spip">&quot; La restructuration des processus de production et de circulation des marchandises ainsi que la r&eacute;orientation des forces productives, entra&icirc;nent un &eacute;trange exc&eacute;dent&nbsp;: des hommes qui sont en trop, qui ne sont pas n&eacute;cessaires au &rsquo;nouvel ordre mondial&rsquo;, qui ne produisent pas, qui ne consomment pas, auxquels on n&rsquo;accorde aucun cr&eacute;dit, en somme, qui sont jetables- &quot; Sous-commandant Marcos&nbsp;[<a href="http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=13418#nb1" name="nh1" class="spip_note" title="[1] Sous-commandant Marcos, &quot; Les sept pièces du casse-tête mondial &quot;, Armée (...)">1</a>]</p>
<h3 class="spip">Introduction</h3>
<p align="justify" class="spip">Le 6 ao&ucirc;t, dans le Chaco, province du nord de l&rsquo;Argentine, Maria del Carmen Moreyra, appartenant &agrave; la communaut&eacute; indig&egrave;ne toba, est morte &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 46 ans, dans son humble baraquement, sans avoir compris pourquoi. Ceux qui &eacute;taient &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s quelques jours auparavant racontent qu&rsquo;elle &eacute;tait au plus mal, qu&rsquo;elle &eacute;tait tr&egrave;s fatigu&eacute;e et pr&eacute;sentait des signes de d&eacute;nutrition, voire d&rsquo;an&eacute;mie. Sur son visage on pouvait lire la douleur de la vie des femmes toba. Avant elle, dix autres indig&egrave;nes &eacute;taient morts de d&eacute;nutrition et de maladies curables. Depuis la mi-juillet au moins quatorze autres indig&egrave;nes sont morts dans le Chaco, en Argentine. Quatorze personnes que l&rsquo;on oubliera s&ucirc;rement tr&egrave;s vite, qui appartiennent &agrave; une population consid&eacute;r&eacute;e comme superflue par les tenants du march&eacute; dans les pays d&rsquo;Am&eacute;rique latine.</p>
<p align="justify" class="spip">Cet article essaie de d&eacute;peindre la situation de d&eacute;tresse dans laquelle se trouvent les communaut&eacute;s indig&egrave;nes de la province du Chaco, en la pla&ccedil;ant dans un contexte national et en mettant l&rsquo;accent sur les racines profondes d&rsquo;une telle r&eacute;alit&eacute;. Ces dix derni&egrave;res ann&eacute;es, en Argentine, a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute; un mod&egrave;le d&rsquo;agriculture sans agriculteurs. Il s&rsquo;agit du mod&egrave;le du soja, qui expulse sur son passage hommes et femmes de leurs terres, laissant derri&egrave;re lui de grands d&eacute;serts verdoyants. C&rsquo;est de l&agrave; que d&eacute;coule le grand paradoxe argentin&nbsp;: plus on produit, et plus on a faim et on exclut.</p>
<h3 class="spip">L&rsquo;ethnocide silencieux</h3>
<p align="justify" class="spip">En Argentine, la situation des peuples indig&egrave;nes est critique. Alors qu&rsquo;il y a des si&egrave;cles, &agrave; l&rsquo;occasion de la formation de l&rsquo;&Eacute;tat-nation, a eu lieu un ethnocide incontestable et d&eacute;clar&eacute; -comme lors de la Campagne du d&eacute;sert de 1878 qui a extermin&eacute; plus de 3000 indig&egrave;nes et en a d&eacute;plac&eacute; des milliers vers des r&eacute;gions voisines-, celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est perp&eacute;tr&eacute; dans le silence. Dans le sud, des centaines de communaut&eacute;s mapuches sont d&eacute;log&eacute;es &agrave; cause de la construction de barrages et parce que leurs terres et leur eau sont contamin&eacute;es par les entreprises mini&egrave;res et p&eacute;troli&egrave;res. Dans le centre et le nord du pays, des communaut&eacute;s kolla, wichi et toba souffrent de l&rsquo;exode rural, du pillage de leurs ressources, de la faim et de la violence structurelle d&rsquo;un syst&egrave;me bas&eacute; sur les capitaux et le march&eacute; ext&eacute;rieur, dont la face la plus visible est aujourd&rsquo;hui le commerce du soja transg&eacute;nique.</p>
<p align="justify" class="spip">Selon des donn&eacute;es officielles, il y a en Argentine plus de 600 000 indig&egrave;nes et descendants d&rsquo;indig&egrave;nes, alors que pour certaines ONG ils seraient entre 2 et 3 millions. La majorit&eacute; des indig&egrave;nes appartient aux communaut&eacute;s kolla, wichi, toba, guaran&iacute; et mapuche.</p>
<p align="justify" class="spip">Environ 60 000 indig&egrave;nes vivent dans la province du Chaco. Ils sont en majorit&eacute; tobas, wichis et mocovies. Les premiers vivent dans la montagne, sans toutefois &ecirc;tre propri&eacute;taires de leurs terres, ou dans des bidonvilles &agrave; la p&eacute;riph&eacute;rie des villes. Les wichis vivent aussi dans les p&eacute;riph&eacute;ries urbaines et sur des terres marginales, mais &eacute;galement dans des montagnes d&eacute;grad&eacute;es. Les mocovies n&rsquo;ont, quant &agrave; eux, pas de terres&nbsp;: ils vivent sur des chemins abandonn&eacute;s, dans les pourtours des villes ou dans les champs o&ugrave; ils sont employ&eacute;s. La province du Chaco pr&eacute;sente les indicateurs sociaux les plus alarmants&nbsp;: 67,8% de la population vit dans la pauvret&eacute; et 36,3% se trouve en dessous du seuil d&rsquo;indigence. 28% des habitants de cette province n&rsquo;ont pas de travail. L&rsquo;indice de mortalit&eacute; infantile d&eacute;passe les 30%. Pour la population indig&egrave;ne ces chiffres sont encore plus alarmants&nbsp;: 98% des indig&egrave;nes de la province du Chaco vivent dans la pauvret&eacute; et 92% se trouvent en dessous du seuil d&rsquo;indigence.</p>
<p align="justify" class="spip">C&rsquo;est dans ce contexte que sont morts, entre mi-juillet et fin ao&ucirc;t, au moins quatorze indig&egrave;nes, parmi lesquels des personnes &acirc;g&eacute;es, des hommes et femmes entre deux &acirc;ges, mais aussi des nouveau-n&eacute;s dont les m&egrave;res pr&eacute;sentaient des carences alimentaires. En outre, en seulement une semaine, l&rsquo;&eacute;tat avanc&eacute; de d&eacute;nutrition de 92 autres personnes s&rsquo;est vu confirm&eacute; dans cette province. Pauvret&eacute; extr&ecirc;me, faim, d&eacute;nutrition. La situation sociale dans laquelle ils se trouvent provoque des maladies typiques de l&rsquo;indigence telles que la tuberculose et le mal de Chagas. Ce dernier est transmis par un insecte appel&eacute; vinchuca, qui fait souvent son nid dans les modestes maisons, faites de terre et de branches, des habitants des bidonvilles. Le mal de Chagas provoque des maladies coronaires, l&rsquo;une des principales causes de mortalit&eacute; dans la province du Chaco. Bien que tout cela soit parfaitement connu, &agrave; de rares exceptions pr&egrave;s, il n&rsquo;y a pas eu de campagnes d&rsquo;&eacute;pandage d&rsquo;insecticide contre les vinchucas au cours de ces 30 derni&egrave;res ann&eacute;es. Les investissements destin&eacute;s &agrave; pr&eacute;venir et &agrave; combattre ce mal ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s restreints ces derni&egrave;res ann&eacute;es, malgr&eacute; le co&ucirc;t tr&egrave;s peu &eacute;lev&eacute; de la d&eacute;sinfection des foyers de nidification des vinchucas. Les gouvernements se sont d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;s de cette situation et ont laiss&eacute; les communaut&eacute;s totalement livr&eacute;es &agrave; elles-m&ecirc;mes face &agrave; ces insectes.</p>
<p align="justify" class="spip">Ces communaut&eacute;s d&eacute;noncent &eacute;galement les carences alimentaires et le manque d&rsquo;eau potable, car celle qu&rsquo;elles boivent provient des mares et des barrages, et c&rsquo;est donc la m&ecirc;me eau que celle que boivent les animaux de la r&eacute;gion. Tout cela d&eacute;bouche sur des conditions de vie infra-humaines et fait que l&rsquo;esp&eacute;rance de vie moyenne dans le Chaco soit l&rsquo;une des plus basses du pays.</p>
<p align="justify" class="spip">Il existe un vide politique au niveau de la province et on assiste &agrave; un recul, voire m&ecirc;me &agrave; un abandon, des politiques publiques en faveur des communaut&eacute;s et des couches de la population qui se sont appauvries. La majorit&eacute; des malades et des sous-aliment&eacute;s ne re&ccedil;oivent pas &agrave; temps les soins m&eacute;dicaux n&eacute;cessaires. Rolando Nu&ntilde;ez, du Centro de Estudios e Investigaci&oacute;n Social Nelson Mandela, d&eacute;nonce ce d&eacute;sastre sanitaire&nbsp;: &quot; Tout le r&eacute;seau de sant&eacute; est obsol&egrave;te&nbsp;; il date des ann&eacute;es soixante. L&rsquo;h&ocirc;pital du district G&uuml;emes-J.J. Castelli, se trouve dans une situation v&eacute;ritablement d&eacute;sastreuse. Les dispensaires diss&eacute;min&eacute;s dans les localit&eacute;s et leurs alentours, sont dans la m&ecirc;me situation &quot;. Victimes de l&rsquo;effondrement des institutions sanitaires, de nombreux malades ne sont suivis que lorsqu&rsquo;ils sont d&eacute;j&agrave; dans des situations physiques extr&ecirc;mes. D&rsquo;autres malades, quand ils arrivent aux centres hospitaliers avec une maladie &agrave; un stade avanc&eacute;, sont rapidement renvoy&eacute;s chez eux pour y mourir. Nu&ntilde;ez signale qu&rsquo;il y a eu dans ces populations une &quot; r&eacute;ponse biologique, au sens o&ugrave; elles ont d&eacute;velopp&eacute; un g&eacute;nome humain leur permettant d&rsquo;affronter des situations extr&ecirc;mes, qu&rsquo;elles paient par une mort pr&eacute;matur&eacute;e ou par une vie v&eacute;cue de mani&egrave;re insatisfaisante. Cependant, comme la terre, la montagne et les animaux, courent de graves dangers &quot;.</p>
<p align="justify" class="spip">Il ne fait aucun doute que les plans et campagnes d&rsquo;assistance sanitaire ne sont pas pens&eacute;s pour atteindre les communaut&eacute;s indig&egrave;nes. De plus, ajoute Nu&ntilde;ez, &quot; il y a une m&eacute;decine pour les blancs et une autre pour les indig&egrave;nes. On s&rsquo;en aper&ccedil;oit &agrave; la fa&ccedil;on de les recevoir, de les suivre, et &agrave; la fa&ccedil;on de les faire sortir de l&rsquo;h&ocirc;pital ou d&rsquo;arr&ecirc;ter leurs soins. Il existe une discrimination tant au sein du gouvernement que de la soci&eacute;t&eacute; &quot;.</p>
<h3 class="spip">Exode rural et expulsions</h3>
<p align="justify" class="spip">C&rsquo;est en regardant les choses de plus pr&egrave;s que l&rsquo;on peut trouver les v&eacute;ritables racines du mal. Lorsque les peuples autochtones &eacute;taient les seuls occupants de la r&eacute;gion, ils vivaient en harmonie avec leur environnement, savaient ce qu&rsquo;ils devaient pr&eacute;lever sur la nature pour se nourrir et d&eacute;veloppaient leurs activit&eacute;s en accord avec l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me et la terre car ils avaient le sentiment d&rsquo;en faire partie. Cependant, lors de la formation politique de l&rsquo;&Eacute;tat argentin et du d&eacute;veloppement des activit&eacute;s &eacute;conomiques dans les provinces, les communaut&eacute;s se sont vues petit &agrave; petit chass&eacute;es de leur terres d&rsquo;origine. Cela a donn&eacute; naissance a un ph&eacute;nom&egrave;ne de d&eacute;placement forc&eacute; vers des terres marginales qui se poursuit encore aujourd&rsquo;hui.</p>
<p align="justify" class="spip">Dans le cas de la province du Chaco, les communaut&eacute;s indig&egrave;nes ont d&ucirc; abandonner leur habitat d&rsquo;origine &agrave; cause de la progression de la fronti&egrave;re de la zone d&rsquo;&eacute;levage et d&rsquo;agriculture. Cette extension, ajout&eacute;e au d&eacute;frichement et &agrave; la d&eacute;forestation, mais aussi &agrave; la vente des terres appartenant &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat &agrave; des entreprises agricoles, n&rsquo;a laiss&eacute; aux communaut&eacute;s d&rsquo;autre solution que de se r&eacute;installer dans de nouvelles zones, g&eacute;n&eacute;ralement marginales. Mais sur leur nouvel emplacement les conditions g&eacute;ographiques et environnementales &eacute;taient diff&eacute;rentes, ce qui les a contraintes &agrave; modifier leurs coutumes et leurs habitudes alimentaires. L&agrave; o&ugrave; elles r&eacute;sidaient auparavant elles d&eacute;pendaient des for&ecirc;ts pour se nourrir. Elles y trouvaient des plantes alimentaires et m&eacute;dicinales, quelques fruits et du miel. Elles pouvaient &eacute;galement pratiquer la chasse, la p&ecirc;che et l&rsquo;agriculture &agrave; petite &eacute;chelle. Aujourd&rsquo;hui, regroup&eacute;es dans des zones inhospitali&egrave;res, elles n&rsquo;ont d&rsquo;autre choix que de trouver un emploi salari&eacute;, de migrer vers les bidonvilles ou simplement de mourir de faim. De nombreux indig&egrave;nes sont devenus des banquineros&nbsp;: des familles d&eacute;plac&eacute;es qui construisent des logements pr&eacute;caires au bord des routes. C&rsquo;est ce que souligne Nu&ntilde;ez&nbsp;: &quot; Cet exode est d&ucirc; &agrave; la perte des terres et &agrave; la d&eacute;t&eacute;rioration des for&ecirc;ts naturelles du Chaco qui leur procuraient aliments, m&eacute;dicaments et autres &eacute;l&eacute;ments n&eacute;cessaires &agrave; leur subsistance. D&rsquo;importants groupes de la communaut&eacute; indig&egrave;ne ont pr&eacute;f&eacute;r&eacute; se d&eacute;placer vers les bidonvilles situ&eacute;s &agrave; la p&eacute;riph&eacute;rie de la capitale de la province ou des villes les plus importantes du Chaco. &quot;</p>
<p align="justify" class="spip">Durant la derni&egrave;re d&eacute;cennie, on a assist&eacute; en Argentine, et plus particuli&egrave;rement dans le Chaco, &agrave; un ph&eacute;nom&egrave;ne qui vient accro&icirc;tre le nombre d&rsquo;expulsions et acc&eacute;l&eacute;rer l&rsquo;appauvrissement des communaut&eacute;s indig&egrave;nes. Il s&rsquo;agit de la &quot; sojatisation &quot; du pays, c&rsquo;est-&agrave;-dire l&rsquo;&eacute;norme expansion de la culture du soja sur l&rsquo;ensemble du territoire argentin.</p>
<h3 class="spip">Soja&nbsp;: aujourd&rsquo;hui du pain, demain la faim</h3>
<p align="justify" class="spip">&Agrave; une autre &eacute;poque, on disait de l&rsquo;Argentine qu&rsquo;elle &eacute;tait &quot; le grenier du monde &quot;. Elle &eacute;tait nomm&eacute;e ainsi &agrave; cause de son importante production de c&eacute;r&eacute;ales (bl&eacute; et ma&iuml;s), de viande et de lait, entre autres, avec quoi elle nourrissait non seulement les Argentins mais aussi les habitants de nombreux autres pays. Aujourd&rsquo;hui, cependant, le pays n&rsquo;est m&ecirc;me plus en mesure de subvenir aux besoins alimentaires de sa propre population. Que s&rsquo;est-il donc pass&eacute;&nbsp;? En fait, l&rsquo;Argentine a &eacute;t&eacute; prise dans engrenage mondial m&ucirc; par la logique n&eacute;olib&eacute;rale de la mondialisation et de l&rsquo;exclusion qui l&rsquo;a &eacute;loign&eacute;e d&rsquo;un d&eacute;veloppement social durable et enferm&eacute;e dans un mod&egrave;le qui ne profite qu&rsquo;aux grands acteurs &eacute;conomiques. Le pouvoir de d&eacute;cision s&rsquo;est retrouv&eacute; entre les mains des grandes entreprises et, depuis, le peuple ne cesse d&rsquo;en subir les cons&eacute;quences.</p>
<p align="justify" class="spip">En 1976, pendant la derni&egrave;re dictature militaire, a commenc&eacute; en Argentine un processus de d&eacute;sindustrialisation nationale et de modernisation agraire. C&rsquo;est alors que le soja a commenc&eacute; &agrave; &ecirc;tre sem&eacute; &agrave; des fins commerciales pour r&eacute;pondre &agrave; la forte demande internationale et pour g&eacute;n&eacute;rer des devises destin&eacute;es &agrave; &eacute;ponger l&rsquo;&eacute;norme dette ext&eacute;rieure contract&eacute;e par l&rsquo;Argentine. Ensuite, les programmes d&rsquo;ajustements structurels d&rsquo;inspiration n&eacute;olib&eacute;rale ont provoqu&eacute; un d&eacute;sengagement de l&rsquo;&Eacute;tat qui a laiss&eacute; sans protection des milliers de petits producteurs alors qu&rsquo;il favorisait les grands acteurs &eacute;conomiques. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en 1996, sous la pr&eacute;sidence de Carlos Menem, a &eacute;t&eacute; autoris&eacute;e l&rsquo;utilisation de graines transg&eacute;niques &agrave; des fins commerciales. Des entreprises comme Monsanto ou Cargill ont alors commenc&eacute; &agrave; produire et &agrave; commercialiser leurs semences g&eacute;n&eacute;tiquement modifi&eacute;es, en particulier la RoundUp Ready, une vari&eacute;t&eacute; transg&eacute;nique, propri&eacute;t&eacute; de Monsanto, qui r&eacute;siste &agrave; l&rsquo;herbicide glyphosate, appartenant lui aussi &agrave; Monsanto. En quelques ann&eacute;es, le pays s&rsquo;est transform&eacute; en un immense d&eacute;sert vert&nbsp;: la culture du soja a d&eacute;truit for&ecirc;ts et &eacute;cosyst&egrave;mes, ruinant des milliers de petits producteurs et de paysans et a fait dispara&icirc;tre la richesse et la biodiversit&eacute; du pays.</p>
<p align="justify" class="spip">Aujourd&rsquo;hui, la culture du soja repr&eacute;sente presque 55% du total de la surface cultiv&eacute;e et 30% des devises du pays sont g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par le soja et ses d&eacute;riv&eacute;s. L&rsquo;Argentine se classe actuellement parmi les premiers exportateurs mondiaux de soja.</p>
<p align="justify" class="spip">Pendant la campagne 2006/2007 la production de soja a battu un nouveau record historique dans le pays&nbsp;: la r&eacute;colte a atteint 47,5 millions de tonnes. La superficie consacr&eacute;e &agrave; la culture du soja est pass&eacute;e de 10 664 000 hectares en 2000/2001 &agrave; 15 200 000 en 2005/2006. Et on pr&eacute;voit qu&rsquo;elle atteindra les 22 millions d&rsquo;hectares en 2014.</p>
<p align="justify" class="spip">Tandis que les b&eacute;n&eacute;ficiaires de ce boom du soja f&ecirc;taient ces r&eacute;coltes record, on prenait connaissance de statistiques alarmantes pour le pays. L&rsquo;Argentine produit la plus grande quantit&eacute; au monde d&rsquo;aliments par habitant, soit environ 3500 kilos par habitant et par an. Cependant, entre 1993 et 2003, 450 000 personnes sont mortes de causes li&eacute;es &agrave; la faim. Aujourd&rsquo;hui, 27% des Argentins vivent sous le seuil de pauvret&eacute; et ne peuvent couvrir leurs besoins alimentaires primaires. Ce chiffre atteint 40% dans les provinces du nord de l&rsquo;Argentine. Paradoxalement, ce sont les territoires de ces provinces du nord qui ont connu la plus importante avanc&eacute;e de la fronti&egrave;re de la monoculture du soja.</p>
<p align="justify" class="spip">Quand on s&rsquo;est aper&ccedil;u que les provinces centrales, c&rsquo;est-&agrave;-dire les provinces de la Pampa, &eacute;taient d&eacute;j&agrave; satur&eacute;es par la culture de soja, on a mis en place un processus de d&eacute;placement de la fronti&egrave;re agricole vers des zones traditionnellement inadapt&eacute;es &agrave; une telle culture, et plus particuli&egrave;rement vers les provinces du nord du pays, comme celle du Chaco. Cette &quot; pampanisation &quot; consistait &agrave; imposer le mod&egrave;le agricole caract&eacute;ristique de la Pampa, fond&eacute; sur l&rsquo;exportation, &agrave; d&rsquo;autres r&eacute;gions du pays. La progression de la monoculture du soja tourn&eacute;e vers les march&eacute;s ext&eacute;rieurs a provoqu&eacute; une profonde modification des paysages ruraux de ces r&eacute;gions.</p>
<p align="justify" class="spip">Dans la province du Chaco, les superficies consacr&eacute;es &agrave; la culture du soja sont pass&eacute;es de 50 000 hectares en 1990 &agrave; 410 000 hectares en 2000. Ces surfaces consacr&eacute;es au soja n&rsquo;ont cess&eacute; de cro&icirc;tre et ont atteint les 700 000 hectares entre 2006/2007. On estime que, dans cette province, elles seront de 1 088 000 hectares en 2014 / 2015.</p>
<h3 class="spip">Chaco&nbsp;: les co&ucirc;ts sociaux de la fi&egrave;vre du soja</h3>
<p align="justify" class="spip">La progression du soja dans la province s&rsquo;est accompagn&eacute;e d&rsquo;un processus d&rsquo;exclusion et de concentration. Beaucoup de petits producteurs n&rsquo;ont pas pu s&rsquo;adapter aux importantes exigences des facteurs de production ni aux technologies qu&rsquo;impose le mod&egrave;le du soja transg&eacute;nique. Ainsi, ce mod&egrave;le de production n&rsquo;emploie qu&rsquo;une personne pour 500 hectares, ce qui s&rsquo;est traduit par la perte de quatre postes de travail sur cinq dans les campagnes. &quot; Le mod&egrave;le de production dans le Chaco, en plus d&rsquo;exclure, car il repose sur une concentration d&rsquo;entreprises agro-alimentaires et qu&rsquo;il ne cr&eacute;e ni travail ni main-d&rsquo;&oelig;uvre, a g&eacute;n&eacute;r&eacute; un PIB (produit int&eacute;rieur brut) de 650 millions de dollars qui ne s&rsquo;est pas converti en revenus pour les habitants du Chaco &quot;, rappelle Rolando Nu&ntilde;ez du Centro Nelson Mandela</p>
<p align="justify" class="spip">La culture traditionnelle du coton, qui en 1997 repr&eacute;sentait plus de 70% de la superficie cultiv&eacute;e de la province, a chut&eacute; &agrave; 9,9% en 2001 &agrave; cause de la progression du soja. Ces dix derni&egrave;res ann&eacute;es, la superficie cultiv&eacute;e de coton est pass&eacute;e de 700 000 &agrave; 100 000 hectares, autrement dit, les possibilit&eacute;s qu&rsquo;avaient les indig&egrave;nes et les paysans d&rsquo;obtenir un emploi comme travailleur journalier ont consid&eacute;rablement diminu&eacute;.</p>
<p align="justify" class="spip">La perte de la biodiversit&eacute; a &eacute;t&eacute; le d&eacute;nominateur commun de toutes les provinces qui se sont lanc&eacute;es dans la culture du soja. Dans la province de Buenos Aires, 17 000 fermes laiti&egrave;res ont disparu ces six derni&egrave;res ann&eacute;es, ph&eacute;nom&egrave;ne qui a co&iuml;ncid&eacute; avec une baisse de la production du ma&iuml;s et de certaines vari&eacute;t&eacute;s de bl&eacute;. La culture du riz a chut&eacute; de plus de 44% et celle du tournesol de 34%. Dans certaines zones, o&ugrave; on semait autrefois des patates douces, des pommes de terre, des lentilles, des artichauts, du fourrage, on ne s&egrave;me d&eacute;sormais que du soja. Et ces aliments doivent maintenant &ecirc;tre import&eacute;s.</p>
<p align="justify" class="spip">D&rsquo;autre part, la concentration des terres atteint des proportions &eacute;normes dans le Chaco&nbsp;: 7% des propri&eacute;taires d&eacute;tiennent 70% des terres. Parall&egrave;lement, 80% de la production &eacute;tait aux mains de 20% des producteurs. La vente irr&eacute;guli&egrave;re de terres de l&rsquo;&Eacute;tat dans cette province a, par ailleurs, acc&eacute;l&eacute;r&eacute; ce processus de concentration. Ces terres &eacute;taient la propri&eacute;t&eacute; ancestrale des peuples autochtones, mais elles sont aujourd&rsquo;hui vendues par le gouvernement provincial &agrave; des prix d&eacute;risoires - &agrave; partir de 6 dollars l&rsquo;hectare - aux grands producteurs nationaux et &eacute;trangers. Les terres &eacute;tatiques sont pass&eacute;es de 4 millions d&rsquo;hectares en 1995 &agrave; seulement 666 000 hectares aujourd&rsquo;hui. Alors que la Constitution provinciale les assigne aux occupants traditionnels pour un usage familial - indig&egrave;nes et population locale&nbsp;-, la plus grande partie de ces terres est offerte aux grands producteurs de soja.</p>
<p align="justify" class="spip">La privatisation massive des terres participe &eacute;galement &agrave; la fermeture des passages et des chemins que les paysans avaient l&rsquo;habitude de prendre avec leur b&eacute;tail pour rejoindre les p&acirc;turages communs. Autrement dit, la privatisation &agrave; une grande &eacute;chelle a mis &eacute;galement un terme &agrave; leurs pratiques traditionnelles de circulation entre diff&eacute;rentes zones et par des chemins vicinaux.</p>
<p align="justify" class="spip">La d&eacute;fense des int&eacute;r&ecirc;ts des entreprises agro-alimentaires du soja engendre aussi des violences syst&eacute;matiques envers les populations rurales et indig&egrave;nes, qui se traduisent par des expulsions, des arrestations, des pers&eacute;cutions et des menaces &agrave; qui tente de r&eacute;sister. La pression exerc&eacute;e afin qu&rsquo;ils abandonnent leurs terres se traduit par des harc&egrave;lements qui vont de la contamination intentionnelle de sources d&rsquo;eau au vol ou &agrave; l&rsquo;abattage d&rsquo;animaux. L&rsquo;usage intensif de produits agrochimiques et les &eacute;pandages d&rsquo;insecticides sur les cultures de soja finissent souvent par contaminer la population des zones voisines, ses cultures, son b&eacute;tail et ses sources d&rsquo;eau.</p>
<p align="justify" class="spip">La progression de la fronti&egrave;re de l&rsquo;agriculture du soja, en plus de saper les bases de l&rsquo;agriculture paysanne et familiale, ravage des for&ecirc;ts enti&egrave;res sur son passage. Ceux qui ont applaudi aux records de la r&eacute;colte de soja cette ann&eacute;e ont cependant oubli&eacute; de parler des records mondiaux de d&eacute;forestation d&eacute;tenus par leur pays. On calcule que le taux de d&eacute;forestation en Argentine est six fois sup&eacute;rieur &agrave; la moyenne mondiale. Durant les quatre ann&eacute;es comprises entre 1998 et 2002, la destruction de for&ecirc;ts primaires a augment&eacute; de 42%. Sur plus de 250 000 hectares de for&ecirc;ts coup&eacute;s chaque ann&eacute;e, la majorit&eacute; est affect&eacute;e &agrave; la culture de soja transg&eacute;nique. Actuellement, les provinces argentines les plus soumises au d&eacute;boisement sont celles du Chaco, de Santiago del Estero, de Salta et de Formosa. Dans le Chaco, plusieurs organisations d&eacute;noncent le fait que la loi provinciale 5.285 relative aux for&ecirc;ts ait &eacute;t&eacute; modifi&eacute;e pour permettre l&rsquo;abattage indiscrimin&eacute; de la for&ecirc;t primaire. Ceci favorise la disparition et le g&eacute;nocide des peuples autochtones. Le r&eacute;sultat&nbsp;: des terres d&eacute;vast&eacute;es, des fronti&egrave;res qui avancent et expulsent ces peuples de leur habitat et les parquent dans des zones o&ugrave; ils ne peuvent plus s&rsquo;alimenter par eux m&ecirc;mes.</p>
<h3 class="spip">Des voix se font entendre dans les campagnes</h3>
<p align="justify" class="spip">Pour faire face &agrave; la mise en place du mod&egrave;le n&eacute;o-lib&eacute;ral de la culture du soja et de la r&eacute;organisation des territoires et des structures agraires qui en d&eacute;coulent, les paysans et les peuples indig&egrave;nes ont commenc&eacute; &agrave; se rassembler et les groupes constitu&eacute;s ant&eacute;rieurement ont pris de l&rsquo;importance. Leur d&eacute;nominateur commun est la lutte pour la terre et le territoire. Comme les expulsions, les d&eacute;placements forc&eacute;s et l&rsquo;incurie des pouvoirs publics sont les principales menaces pesant sur les communaut&eacute;s indig&egrave;nes et paysannes, la question de la territorialit&eacute; et la r&eacute;cup&eacute;ration des terres est devenue centrale.</p>
<p align="justify" class="spip">Le &quot; MOCASE &quot; (Mouvement Paysan de Santiago del Estero) est un bon exemple de la lutte contre la spoliation des terres. Le MOCASE est un mouvement qui regroupe neuf mille familles paysannes qui travaillent leurs terres et commercialisent leurs produits dans le cadre d&rsquo;une coop&eacute;rative. Ces familles d&eacute;fendent leurs propri&eacute;t&eacute;s contre les expulsions syst&eacute;matiques dues &agrave; l&rsquo;avanc&eacute;e de la fronti&egrave;re agricole. Le Mouvement Paysan de Cordoba (&quot; Movimiento Campesino de Cordoba &quot;) et l&rsquo;Union des Travailleurs Sans Terre de Mendoza (&quot; Uni&oacute;n de Trabajadores Sin Tierra de Mendoza &quot;) m&egrave;nent le m&ecirc;me combat. Le MOCAFOR (Mouvement Paysan de Formosa) regroupe les petits agriculteurs et les ouvriers agricoles sans emploi, paysans et indig&egrave;nes, qui revendiquent le mode de vie paysan et qui doivent faire face &agrave; la d&eacute;vastation provoqu&eacute;e par l&rsquo;avanc&eacute;e des cultures de soja ainsi qu&rsquo;&agrave; la pollution de leurs culture par les agrotoxiques.</p>
<p align="justify" class="spip">Au del&agrave; des situations de conflit concernant la terre, ces organisations essayent de r&eacute;tablir des pratiques paysannes en d&eacute;veloppant des exp&eacute;riences de reproduction sociale et en cr&eacute;ant des alternatives. On peut distinguer les exp&eacute;riences qui concernent les nouvelles formes d&rsquo;&eacute;change&nbsp;: les foires agricoles de la Red Puna dans la province de Jujuy dans le nord du pays, ou les foires franches du Mouvement Agricole de Misiones (&quot; Movimiento Agrario Misionero&quot;), dans la province de Misiones, qui visent &agrave; mettre en place des &eacute;changes entre les consommateurs et les producteurs. Il existe &eacute;galement des r&eacute;seaux de commerce &eacute;quitable et solidaire, o&ugrave; les prix sont d&eacute;battus, o&ugrave; on &eacute;tablit les modes de transport des produits ainsi que des crit&egrave;res communs de qualit&eacute;. Il est important &eacute;galement de mentionner les foires aux semences qui ont lieu dans le Chaco, Misiones et la province de Buenos Aires, o&ugrave; les producteurs peuvent &eacute;changer librement des semences provenant de diff&eacute;rentes r&eacute;gions. L&rsquo;objectif de ces foires est l&rsquo;am&eacute;lioration g&eacute;n&eacute;tique des semences au sein des m&ecirc;mes esp&egrave;ces v&eacute;g&eacute;tales et la conservation de la biodiversit&eacute; qui est le pilier de l&rsquo;agriculture paysanne. Une autre pratique qui a pris de l&rsquo;ampleur est l&rsquo;&eacute;ducation des jeunes par le MOCASE, gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; paysanne (&quot; Universidad Campesina &quot;), o&ugrave; des personnes de diff&eacute;rentes communaut&eacute;s se rendent pour apprendre &agrave; vivre en commun et suivre des cours sur l&rsquo;agriculture et l&rsquo;&eacute;levage, le d&eacute;veloppement durable et les ressources naturelles.</p>
<p align="justify" class="spip">Dans le Chaco, les communaut&eacute;s indiennes et paysannes se sont regroup&eacute;es pour lutter contre le syst&egrave;me &eacute;conomique qui les appauvrit et pour &eacute;laborer des alternatives et des plans d&rsquo;action. L&rsquo;Union des paysans Poriajhu (Uni&oacute;n de Campesinos Poriajhu) - &quot; pauvres &quot; en guarani ) - est un mouvement de 200 familles du Chaco, faisant partie de la CLOC, qui appartient elle-m&ecirc;me &agrave; Via campesina. Ils organisent tous les mois de juillet une rencontre de r&eacute;flexion concernant l&rsquo;avenir de l&rsquo;agriculture familiale et paysanne et proposent des actions concr&egrave;tes pour la souverainet&eacute; alimentaire. De m&ecirc;me, l&rsquo;Organisation de l&rsquo;Union paysanne (Organizaci&oacute;n Uni&oacute;n Campesina) rassemble des communaut&eacute;s indiennes et paysannes qui ont &eacute;t&eacute; expuls&eacute;es de leurs terres. Leur lutte se concentre sur la r&eacute;cup&eacute;ration de leurs terres et sur une r&eacute;forme agraire totale qui r&eacute;soudrait non seulement la question de l&rsquo;utilisation et de la possession de la terre mais qui soutiendrait aussi l&rsquo;agriculture familiale et reconna&icirc;trait la terre comme &eacute;tant un bien social. On trouve aussi dans cette province le Mouvement des travailleurs au ch&ocirc;mage du 17 juillet (Movimiento de Trabajadores Desocupados 17 de julio, MTD), qui m&egrave;ne des actions de terrain, comme des occupations de propri&eacute;t&eacute;s appartenant &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat, gr&acirc;ce auxquelles ils esp&egrave;rent obtenir gain de cause, et de terres non cultiv&eacute;es. Le MTD r&eacute;alise aussi des projets productifs tels que des &eacute;levages de porcs et d&rsquo;autres animaux de basse-cour.</p>
<p align="justify" class="spip">Face au d&eacute;sastre humanitaire qui touche le Chaco, des centaines de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s des communaut&eacute;s indiennes ont organis&eacute;, les premiers jours d&rsquo;ao&ucirc;t 2007, une marche vers Resistencia, la capitale r&eacute;gionale. Ils ont exig&eacute; la d&eacute;mission du Ministre de la Sant&eacute; du Chaco, Ricardo Mayol, qu&rsquo;ils tiennent pour responsable de la situation d&rsquo;incurie totale et de la crise sanitaire et alimentaire dans laquelle se trouvent les communaut&eacute;s indiennes de la r&eacute;gion. L&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, les communaut&eacute;s tobas campaient devant l&rsquo;H&ocirc;tel de ville, accusant le gouvernement provincial de ne distribuer ni la nourriture ni l&rsquo;aide alimentaire venant de l&rsquo;&Eacute;tat qui devait servir &agrave; secourir les familles touch&eacute;es par de grandes inondations. Comme ils n&rsquo;obtenaient pas de r&eacute;ponse, des wichis et des mocovies se sont joints &agrave; la manifestation pour les soutenir. Pour protester contre la vente ill&eacute;gale de terres appartenant &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat et contre le syst&egrave;me maintenant l&rsquo;extr&ecirc;me pauvret&eacute; et la discrimination des communaut&eacute;s indiennes, ils ont bloqu&eacute; des routes dans la province et ont entam&eacute; une gr&egrave;ve de la faim de 33 jours. En ao&ucirc;t, le gouvernement s&rsquo;est engag&eacute;, par la signature d&rsquo;accords, &agrave; fournir des terres et leurs titres de propri&eacute;t&eacute;, ce qui a mis fin &agrave; la mobilisation. Mais il n&rsquo;a pas tenu ses promesses et le dialogue entre les indiens et le gouvernement s&rsquo;est interrompu fin 2006. Face &agrave; l&rsquo;indiff&eacute;rence gouvernementale et &agrave; l&rsquo;&eacute;volution de la situation &eacute;conomique, les communaut&eacute;s ont d&eacute;cid&eacute; de s&rsquo;organiser autour d&rsquo;un double objectif&nbsp;: r&eacute;sister au mod&egrave;le de production actuel qui menace leurs droits et leur mode de vie et construire des alternatives qui leur rendent leur dignit&eacute; et leur permettent de retrouver leurs pratiques et savoirs traditionnels.</p>
<h3 class="spip">En conclusion</h3>
<p align="justify" class="spip">L&rsquo;actuel mod&egrave;le de culture du soja dominant en Argentine a d&eacute;truit la population et surtout les communaut&eacute;s indig&egrave;nes, leur souverainet&eacute; alimentaire, leurs terres et leurs montagnes. Les territoires sur lesquels ils vivaient depuis des g&eacute;n&eacute;rations et qui &eacute;taient source de vie ont &eacute;t&eacute; saccag&eacute;s et envahis et sont aujourd&rsquo;hui entour&eacute;s de barri&egrave;res et de fils barbel&eacute;s. Les montagnes et les for&ecirc;ts ont &eacute;t&eacute; d&eacute;vast&eacute;es par des bulldozers, et les sols de celles qui y ont &eacute;chapp&eacute; subissent une d&eacute;t&eacute;rioration continuelle due aux m&eacute;thodes d&rsquo;ensemencement direct et intensif, sans compter la pollution des terres et des eaux par les agrotoxiques contenus dans les paquets technologiques. De plus, le d&eacute;s&eacute;quilibre environnemental qu&rsquo;a provoqu&eacute; la monoculture du soja est responsable du fait que la province passe r&eacute;guli&egrave;rement de p&eacute;riodes grandes inondations &agrave; des p&eacute;riodes de s&egrave;cheresse extr&ecirc;me.</p>
<p align="justify" class="spip">Un syst&egrave;me qui g&eacute;n&egrave;re toujours plus de production pour un march&eacute; ext&eacute;rieur et toujours moins de nourriture pour la population ne peut rien engendrer d&rsquo;autre que la faim g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e et la malnutrition de g&eacute;n&eacute;rations enti&egrave;res. Une population avec un d&eacute;ficit nutritionnel ne satisfait pas ses besoins &eacute;l&eacute;mentaires et perd &eacute;galement sa capacit&eacute; &agrave; cr&eacute;er des alternatives au mod&egrave;le car elle ne pense qu&rsquo;&agrave; sa survie imm&eacute;diate. Elle est ainsi maintenue dans une extr&ecirc;me d&eacute;pendance.</p>
<p align="justify" class="spip">La mort d&rsquo;indig&egrave;nes dans le Chaco para&icirc;t d&eacute;couler &agrave; l&rsquo;origine de l&rsquo;indiff&eacute;rence gouvernementale, de l&rsquo;effondrement des institutions et des pratiques de corruption et de discrimination au sein m&ecirc;me du gouvernement. Mais les racines du probl&egrave;me sont profond&eacute;ment ancr&eacute;es dans un mod&egrave;le qui cherche obstin&eacute;ment &agrave; enrichir quelques privil&eacute;gi&eacute;s et qui ne laisse sur son passage que la faim, l&rsquo;extr&ecirc;me pauvret&eacute; et le d&eacute;racinement. Le mod&egrave;le du soja n&rsquo;admet aucune possibilit&eacute; de cr&eacute;ation d&rsquo;un march&eacute; interne&nbsp;; il &eacute;touffe, au contraire, toute forme d&rsquo;organisation digne et autosuffisante. La monoculture du soja ne fait que favoriser la dictature des multinationales.</p>
<p align="justify" class="spip">Ainsi, on voit dispara&icirc;tre les bases de l&rsquo;agriculture paysanne familiale, enracin&eacute;e dans une tradition, diverse et autosuffisante. D&rsquo;importants savoir-faire et techniques traditionnels sont en train de se perdre. Le repli des &eacute;conomies r&eacute;gionales et l&rsquo;expulsion des communaut&eacute;s indig&egrave;nes et paysannes de leurs terres laissent place &agrave; l&rsquo;appauvrissement, &agrave; l&rsquo;&eacute;rosion environnementale et au vide culturel. Tout cela se produit face au silence d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; qui se refuse &agrave; prendre en compte la disparition des droits les plus &eacute;l&eacute;mentaires.</p>
<p align="justify" class="spip">Mariela Zunino. <br /> N&eacute;e dans la province de R&iacute;o Negro, Argentine, a fait des &eacute;tudes de Sciences politiques &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Buenos Aires. Elle collabore actuellement aux travaux du CIEPAC.</p>
<p align="justify" class="spip">Traduit par la classe de Coop&eacute;ration International et Communication Multiculturel de l&rsquo;Universit&eacute; Grenoble 3, f&eacute;vrier 2008.</p>
<p align="justify" class="spip">(c) http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=13418<br /></p>]]></content>
		<id>http://www.micico.ch/pppblog2/index.php?entry=entry080312-142112</id>
		<issued>2008-03-12T00:00:00Z</issued>
		<modified>2008-03-12T00:00:00Z</modified>
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